Banshee Saison 2 – C’est de la bombe, bébé !

Après l’attaque contre Rabbit, « Lucas Hood » doit gérer les conséquences de ce raid tout en maintenant l’ordre et les apparences au sein de la ville de Banshee où de nombreux habitants ne répondent qu’à l’idée que la fin justifie les moyens…

© Cinemax

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L’année dernière, nous avions quitté Banshee avec satisfaction : la première production de Cinemax s’était révélée être une série vitaminée, décalée, loin d’être parfaite mais divertissante et attachante.

Aussi, après cette première saison faite de castagnes et de scènes de sexe à profusion, la série revient plus aboutie, plus mûre et moins brut(e)ale. Le récit gagne en finesse et subtilité ; « Lucas Hood » n’est plus simplement cet homme qui cogne d’abord avant de réfléchir. On s’intéresse à son histoire, à ses motivations – pas encore à son véritable nom – pour comprendre qui il est vraiment. En approfondissant le personnage du shérif, on entre alors dans le règne de l’émotion – registre jusqu’à présent peu exploré par Banshee – pour qu’il puisse faire face à un défi : s’accrocher à un passé déjà perdu ou s’accorder le droit de parier sur l’avenir pour obtenir un peu de paix intérieure ( et avec les autres).

Avec toutes ces questions existentielles, il est à noter que le jeu d’Antony Starr est moins grossier. Alors que nous n’avions eu droit qu’à une seule expression pour exprimer chagrin, colère, angoisse, bonheur, l’acteur néo-zelandais propose un jeu moins caricatural, plus naturel. En somme, on comprend que, derrière cet ex-taulard en colère se cache un homme en manque de repères.

À l’image de cette transformation, la série propose également une réalisation plus « punchy » : Moins linéaire, moins plan-plan, elle colle parfaitement à l’ambiance décalée et singulière de la ville. Elle se veut aussi plus centrée sur les personnages, ce qui accentue davantage cette idée d’enrichir le caractère des habitants de Banshee. Ainsi, Rebecca, la nièce de Protor se découvre un penchant pour le pouvoir, Siobhan, la docile adjointe n’est pas si inoffensive, Alex Longshadow, le nouveau chef des Indiens n’est pas à sous-estimer…Ajoutez à cela des communautés qui au mieux se méprisent et au pire se haïssent, et vous aurez une ville où un pistolet et des bases en art martial sont plus utiles pour survivre qu’un shérif.

Ainsi, en seulement 20 épisodes, Banshee a réussi sa métamorphose de la simple-série-où-ça-cogne-et-ça-baise à celle d’une série capable de créer un univers riche et complexe. Jusqu’à nous offrir un season finale proche de la perfection où émotion, sang et suspense sont distillés avec intelligence et talent. Il n’y a plus qu’à espérer que la saison 3 – attendue pour début 2015 – sera tout aussi bonne que celle-ci.

Minute « We are the world, we are the children  » : la relation entre « Lucas Hood » et Job ( sans doute le personnage le mieux écrit). Dans une série où il est souvent question d’haïr le voisin pour ce qu’il est, la force de la relation entre ces 2 personnages est une une preuve d’intelligence de la part des créateurs et scénaristes. Alors que sur le papier, tout sépare ce travesti extravagant et sanguin du macho, tombeur de femmes peu bavard, il est bon ( et beau) de voir que leur relation est à l’image de leur propension à violer la loi : sans limite. 

JM

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