Ce qu’on retient des sitcoms des networks – Bilan 2012/2013 – Part 1

La saison 2012/2013 touche (presque) à sa fin et de nombreuses séries nous ont fait nos adieux pour l’été. Après ces deux semaines de Season Finale – en bon anglais dans le texte – et avant que les séries d’été ne reviennent, on voudrait vous faire un petit bilan de ce qu’on a pensé des sitcoms diffusés sur ABC, CBS, FOX, NBC (plus connues sous la dénomination « networks« ). N’hésitez pas à nous contredire si ça vous chante. (Vous pouvez aussi vanter nos talents de critiques, hein ! Amour et paix sur la Terre).

Ah et dernière chose : cet article contient fatalement des spoilers. Ils ne sont pas tous indiqués par des gros panneaux et des gilets fluorescents. Inutile donc de geindre et de se plaindre pour dire qu’on a tout gâché, vous êtes prévenus.

Vous savez tout. Bonne lecture !

ABC

Happy Endings – Too bad it’s really ending

Cette troisième saison de Happy Endings, qui est finalement la dernière (L snif snif), était c’est vrai moins bonne que les deux précédentes, mais elle reste très divertissante et je trouve ça vraiment dommage qu’ABC ne la renouvelle pas. Je pense que le plus gros problème reste la stagnation des personnages, la plupart d’entre eux restent coincés dans la même storyline, depuis le début de la saison (voire de la série) et c’est ce qui manque, à mon avis, à la série pour qu’elle passe de bonne à très bonne, et peut-être ce qui a causé la chute des audiences, qui sait. Je ne m’étends pas trop car un article lui sera spécialement consacré incessamment sous peu.

Un épisode à retenir : le 3.12 « The Marry Prankster », tout simplement parce qu’il était très drôle, qu’il partait dans tous les sens, tout ce qu’on attend d’un épisode d’Happy Endings quoi ! – MLC

popcorn

Modern Family – Ou la routine familiale

On tourne un peu en rond avec cette saison de Modern Family, premier signe visible : le retour d’Haley à la maison après son départ pour l’université montre bien que les scénaristes n’ont pas les « guts » de chambouler la vie de cette Famille. Du coup, les histoires qu’on nous raconte peuvent être amusantes, touchantes, mais qui sont de plus en plus futiles voire parfois inintéressantes. Si la série veut revenir à son niveau de départ, il falloir qu’ils pensent à faire bouger les choses chez Dunfy-Prichett pour la saison à venir.

Un épisode à retenir : le season finale 4.24 « Goodnight, Gracie », qui était drôle et très touchant, notamment grâce à Alex, et qui remontait le niveau de cette fin de saison plutôt.  – MLC

Modern-Family-Goodnight-Gracie

The Neighbors : émotion et absurdité.

The Neighbors, sitcom faussement si-fi et vraiment famille de la rentrée ABC diffusée d’abord après Modern Family puis après The Middle, a été trashée par les critiques américains dès la diffusion du pilote. Par esprit de contradiction ,j’ai donc regardé la série, et si effectivement le pilote est douloureusement banal, j’ai bien senti que je devais m’accrocher, et j’ai eu raison. Je consacrerais un article complet à la série, mais en attendant, puisqu’il est l’heure de faire un bilan, je voudrais remarquer que, des séries que j’ai regardé cette année, celle-ci est probablement celle qui a connu la plus grande évolution entre le premier et le dernier épisode de la saison. Les extraterrestres ne restent pas statiques dans leur rôle d’outsiders, les membres de la famille Weaver évoluent petit à petit et le ton de la série glisse paisiblement dans un esprit méta sans trop appuyer.

Allez, donnez lui sa chance. AP

CBS

2 Broke Girls – Un délicieux 360 degrés

(Est-ce que tu es essoufflé parce que tu as joggué jusqu’ici depuis 1974 ?)

Je vous parlais il y a quelques mois de mon gout pour cette sitcom qui donne faim. Hé bien ça n’a pas changé. Max et Caroline cette année sont toujours fauchées, toujours vulgaires mais toujours touchantes. Les deux plus grands arcs de la saisons ont été l’arrivée et le départ de Candy Andy,  et l’arrivée et le départ de la boutique de cupcakes de Willamsburg. Dans le rôle de Candy Andy, le merveilleux Ryan Hansen que je ne pouvais que me réjouir de voir à l’écran : il m’avait furieusement manqué depuis l’arrêt de Party Down. Dans le rôle de la boutique de Williamsburg : un placard qui ne servait pas à CBS en ce moment. A la fin de la saison, rien n’a changé, aucun personnage n’a évolué mais ça m’est bien égal car le voyage autour de ce 360° n’aurait pu être plus agréable : sur le chemin, j’ai pu voir des Amish torses nus construire une étable, j’ai pu voir Max et Caroline au lit avec deux gay bears, et j’ai pu les voir jouer dans New-York : Unité Spéciale. Enough said.

Le bémol : les gars, Jennifer Coolidge a beau être extraordinaire, je pense que ce n’est plus la peine d’hurler à chaque fois qu’elle entre dans une pièce. Merci. AP

How I met your mother :  Si loin, si proche de la fin

Il parait que le temps passe vite quand on s’amuse. On ne pourra pas en faire l’expérience après cette 8ème saison de How I met your mother.  On aimait les digressions et les histoires des autres personnages lorsqu’elles étaient bien ficelées. Quand ce n’est plus vraiment le cas (comme ici dans cette saison 8), on en arrive à penser que chaque épisode nous éloigne toujours un peu plus de la mère. Après avoir ravivé le couple Ted-Victoria (dont on était à peu près sûrs qu’ils ne finiraient pas ensemble) puis l’éternelle vraie-fausse perspective d’un couple Ted-Robin (je rappelle qu’on sait que Robin n’est pas la mère depuis le PREMIER épisode de la série), Ted est maintenant à quelques heures de rencontrer la femme de sa vie.

Soyons francs : au cours de cette huitième saison, la série ne surprend plus et ne fait plus autant rire:  Barney n’est plus que l’ombre de lui-même, Robin est peu convaincante en fiancée amoureuse, Marshall et Lily sont souvent drôles et émouvants mais sous-exploités. Quant à Ted (Insérer ici un soupir de dépit et d’agacement profond).  Du coup, on perd l’humour des premières saisons et nous, devant l’écran, devenons tristes de ce qu’est devenue la série.

HIMYM

Le défi est de taille pour Craig Thomas et Carter Bays qui sont condamnés à réussir la sortie de nos 5 héros s’ils ne veulent pas décevoir les fans. C’est simple : si la dernière saison est mauvaise, on aura eu l’impression de s’être fait avoir et d’avoir perdu du temps avec cette série. Si la dernière saison est bonne, on pourra considérer que ça aura valu le coup de passer par ces heures ombres pour atteindre la pleine satisfaction.

Les 24 épisodes de la saison nous donnent la désagréable impression de faire du surplace. La season finale se termine à quelques heures du mariage de Robin et Barney alors que le premier épisode de la saison commençait un peu après la soirée.  Espérons que Bays et Thomas sauront optimiser la vingtaine d’épisodes qui restent. Après tout, How I met your mother commence réellement maintenant…  JM

The Big Bang Theory – I think we need new jokes back here!

Bon, j’ai l’impression que je ne fais que dire du mal depuis le début, mais il faut avouer que certaines sitcoms ont bien déçues cette année, et The Big Bang Theory en fait partie malheureusement. En fait, c’est toujours plus ou moins la même chose, les personnages stagnent et on nous sert les mêmes blagues, voire les mêmes storylines. Le seul personnage a évolué un tant soit peu, c’est Sheldon qui apprend à devenir plus « social ». Raj est toujours un loser qui n’est pas capable de sortir avec une fille qui n’a pas un gros problème de personnalité, du côté de Bernadette et Howard  il n’y a eu AUCUN avancement, pareil pour Penny et Leonard, et le season finale n’arrange pas les choses, le départ de Léonard aurait pu relancer les choses, notamment avec sa relation avec Penny mais non (à moins bien sûr qu’ils nous réservent ça pour la saison prochaine). Là encore, on dirait que les scénaristes n’osent pas bousculer les choses, et la série ne nous offre plus de réel enjeu. Heureusement qu’il y a quand même encore pas mal d’épisodes drôles où l’humour est efficace, mais là encore, parfois c’est trop déjà-vu, attention à l’effet HIMYM… (par là j’entends, refaire le même genre de blagues over and over again).

Un épisode à retenir : épisode 6.04 « The Re-entry Minimization », une battle opposant les filles et les garçons, ça marche toujours pour moi (peut-être parce que ça ma rappelle un certain épisode de Friends…) et pour le coup j’ai trouvé cet épisode très drôle et fun à regarder.  – MLC

The Re-Entry Minimization

FOX

New Girl – Frais, à consommer sans modération

Ah, enfin une sitcom qui a fait bougé les choses pour ces personnages et ces storylines ! Enfin une sitcom dont je ne vais pas dire trop de mal ! L’avantage qu’a New Girl par rapport à ses consœurs, c’est qu’elle est toute récente, et qu’elle n’en est qu’au début de l’exploration des relations entre les personnages, du coup il y a encore beaucoup de pistes que les scénaristes peuvent emprunter. On a eu enfin ce qu’on voulait depuis le début : Jess et Nick, ils ont pris leur temps, ce n’était pas plus mal, j’attends de voir ce que ça va devenir, car comme on peut le voir dans d’autres sitcoms, les couples formés trop tôt cassent parfois la dynamique de la série, affaire à suivre. La série trouve vraiment sa balance, c’est drôle, c’est touchant, ça apporte un peu de fraîcheur à mon planning sériel, surtout le lendemain de la diffusion de HIMYM…

Un épisode à retenir : épisode 2.15 « Cooler », le retour de leur jeu où l’on ne comprend rien, mais qui est tellement drôle à regarder, mais surtout (Attention SPOILER) premier baiser entre Jess et Nick !  – MLC

newgirl_s2e15_kissssssss

The Mindy Project – « It’s so weird being my own role model »*

Je ne dirais jamais assez à quel point The Mindy Project est ma série de l’année. Je ne vais pas m’étendre ici car je compte lui consacrer un article prochainement voire un livre. Ou une religion. Toujours est il que cette série vaut tout l’or du monde. Créée par Mindy Khaling (mais si, l’indienne dans The Office) et avec Mindy Khaling dedans, cette série ne peut être appréciée que par quelqu’un qui supporte une jeune femme très sûre d’elle même et qui parle très vite. Mindy est une gyneco trentenaire qui cherche l’amour à New-York. Bo-ring. oui mais non. Elle arrive à rendre la storyline la plus conne du monde en une série décalée et épicée qui s’amuse à foutre la misère à n’importe quel cliché sorti d’un film avec Katherine Heigl.

Même la saison a une construction intéressante, on voit chaque personnage évoluer petit à petit et pourtant, le dernier et le premier épisode se font subtilement écho, comme pour récompenser ceux qui ont bien suivi. Et entre temps on aura appris à aimer Mindy, et surtout, surtout : elle aura prouvé par A + B une vérité des plus irréfutables : quand on prend une douche sexy à deux, en vrai, y’en a un qui a froid, on a de l’eau dans les yeux, et on se prend une avalanche de shampoings dans la gueule.

AP

* »C’est tellement bizarre d’être son propre modèle de vie »

** Peut-être que je ne vais jamais me marier. Ou que je vais faire un de ces « mange, prie, aime ». Arhh, j’ai pas envie de prier. Non, oublie, je vais juste mourir seule.

NBC

CommunityDisappointment 101

Bon. Je sais que je vais répéter des choses que vous avez sûrement lu partout, mais cela reste mon avis. J’ai trouvé que cette saison 4 de Community sonnait très faux, notamment parce que les personnages sont trop laissés de côté. Cette saison se concentre trop sur le placement de références, de contenus intermédiales sans les intégrer dans une « logique » qui fait avancer la série, une storyline en particulier, ou encore un personnage. Avant chaque « délire » avait une motivation précise, là ce n’est qu’un fouillis de parodies et de pastiches qui n’ont ni queues ni têtes. Le seul personnage qui évolue réellement dans la saison, c’est Jeff, on le voit lors de l’épisode avec son père ou même lors du season finale, cependant les autres sont laissés de côté (la palme revient bien sûr à Pierce) et ça créé un gros déséquilibre. J’irai même jusqu’à dire qu’il n’y pas de cohérence dans cette saison, et pour cela je prends l’exemple d’Abed, personnage complexe, qui au cours de la saison semble enfin prêt à avoir une copine, seulement à la suite de cet épisode, pour le coup touchant, on ne reverra jamais la fameuse Rachel qui avait tant en commun avec notre Abed. Espérons que le retour de Dan Harmon soit bénéfique pour la saison 5, en tout cas je croise les doigts.

Un épisode à retenir : épisode 4.08 « Herstory of Dance », le fameux épisode où Abed rencontre Rachel, et où Britta finit par avoir de la reconnaissance de la part de Jeff après l’organisation de sa « Sophie B. Hawkins dance ».  – MLC

Community-Herstory-of-Dance

To be continued…

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