En attendant la fin du monde – Episode 2 : le retour du mythe de l’Etat de Nature

Qui dit « fin du monde dans les séries » dit Dark Angel. Enfin, c’est ce que je me suis dit. Cette série, disparue trop tôt pour certains et à temps pour d’autres, dépeignait une Amérique en ruines suite à une attaque nucléaire terroriste. C’est d’autant plus intéressant que la série se déroulait dans « un futur pas si lointain », en 2019 pour exact, qui est encore plus proche de nous en cette fin d’année 2012.

Crédits Photo : Fox

Crédits Photo : Fox

Souvenez-vous, Dark Angel raconte l’histoire de Max Guevara (Jessica Alba), super femme dotée de pouvoirs lui permettant de courir vite, de voir loin, de sauter haut et de se battre fort. C’est que la jeune Max est un être génétiquement modifié créé pour être un super soldat. Elle vécut les premières années de sa vie dans une base militaire jusqu’au jour où elle et 11 de ses camarades s’enfuirent de Manticore et s’évaporèrent dans la nature.

Au début de la saison 1, âgée d’une vingtaine d’années, Max cherche à retrouver ses frères et sœurs de Manticore. Elle est aidée par Logan Cale (Michael Weatherly), riche journaliste dont la principale activité est de venir en aide aux nombreux opprimés et faibles de Seattle sous le pseudonyme de EyesOnly (Le guetteur en français), seule voix libre de la ville.

Son aide est la bienvenue puisque l’impulsion électromagnétique qui a suivi l’attaque terroriste a petit à petit ruiné les Etats-Unis et a réduit à néant toute avancée technologique et moyen de communication. Forcément sans la manne financière de la Silicon Valley, Oncle Sam a bien du mal à faire tourner le monde. Du coup, dans la série, les Etats-Unis sont devenus un pays du Tiers-Monde avec sa misère, sa pauvreté et des ressources limitées. Dans un contexte économique et financier difficile, les citoyens sont devenus individualistes et les institutions corrompues. C’est le retour au mythe de l’Etat de Nature où la loi du plus fort règne et où, chaque « homme est un loup pour l’homme ».  L’accent est mis sur la condition des individus : à l’image de Max qui doit sauver sa peau face aux hommes de Manticore, chacun doit pouvoir survivre dans un univers sans espoir et sans véritable perspective. Au cours de la saison 2, la série évolue (logiquement ?) vers la question du Vivre-Ensemble, notamment entre êtres transgéniques et humains.

Au final, la série de James Cameron exploite peu le décor et l’ambiance post-impulsion dans l’économie générale de la série.  Au point que l’on pourrait penser que la série aurait parfaitement pu calquer sa temporalité à son période de diffusion. La projection temporelle et l’idée de fin du monde sont davantage envisagées comme des ressorts scénaristiques qui ouvrent le champ des possibles.

Si la version biblique de la fin du monde laissait peu de place à une perspective heureuse pour Sam et Dean, la fin du monde « nucléaire » montre que  le monde, bien que bancal, il reste néanmoins vivable malgré les travers de l’espèce humaine.

Ainsi, on peut dire que si la fin du monde a lieu comme James Cameron l’a envisagé, il est tout à fait possible d’y survivre…

To be continued…

JM

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