Ma petite tendresse pour 2 Broke Girls

2 Broke Girls est une série que j’aurai du ne pas aimer. Et que, d’ailleurs, j’étais préparée à ne pas regarder. Et après avoir lu l’article de Pierre Serisier, je m’étais dit pourquoi pas. Cette sitcom ce serait comme si Blair Waldorf débarquait chez Al Bundy et travaillait chez Krusty Burger.Matthew Moy as Han Lee (centre) in 2 Broke Girls.

2 Broke Girls est très classique : elle confronte deux jeunes filles qui n’ont rien en commun et repose sur un humour fondé principalement sur des sous entendus sexuels et des préjugés raciaux. Max, Kat Dennings, est une serveuse sarcastique de Brooklyn,  plutôt vulgaire et pseudo élevée par une mère junkie tandis que Caroline, Beth Behrs, est une jeune princesse de l’Upper East Side contrainte de trouver un emploi car son père vient d’être envoyé en prison pour fraude. Ces deux filles que tout sépare finissent évidemment par emménager ensemble, comme elles le feraient dans toute bonne sitcom et pas ailleurs. Leur rêve secret est de parvenir à ouvrir une pâtisserie à cupcakes avec les talents culinaires de Max et financiers de Caroline. A chaque fin d’épisode s’affiche à l’écran la somme qu’elles ont réussi à cumuler jusqu’à présent pour atteindre leur objectif.

2 Broke Girls est vraiment très classique mais ça en devient même drôle. On y trouve tous les éléments qui construisent une sitcom des années 1990 : une petite fille gâtée, une fille cynique moins gâtée, un ukrainien pervers, un asiatique asexué, un vieil afro-américain insolent mais plein de sagesse.  Mais 2 Broke Girls ne se cache pas derrière ces personnages préexistants, elle les assume et les rend attachants tandis qu’ils essayent de sortir de leur coquille. Même sa très hypocrite lutte contre les hipsters brooklynois que l’on rencontre nécessairement à plusieurs reprises dans la série ne me gène pas. La bataille de Caroline pour revenir au top malgré la disgrâce de son père sans jamais renier ce dernier et la jalousie mal dissimulée de Max quant au train de vie de la richesse new-yorkaise sont touchantes. Elles nous amènent, sans trop qu’on s’en rende compte, à regarder un épisode, puis un suivant, puis encore un, jusqu’à être sincèrement heureux que nos deux héroïnes parviennent finalement à rencontrer Martha Stewart, reine  des reines, même si ce n’est que 5 minutes dans les toilettes du Gala du Metropolitan Museum of Art.

2 Broke Girls est une série qui aurait pu se perdre dans les renouvellements de CBS, ses audiences étant bien loins d’un Two and a Half Men ou d’un Big Bang Theory, mais elle est restée. Et j’en suis bien contente. Parce qu’elle est ma petite tendresse du moment, et que je serai là, le 24 septembre, pour voir où en est leur cagnotte.

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