Animal Practice ou l’esthétique de la sitcom à trous

Ce serait un vétérinaire / une serveuse / un physicien / un animateur de radio / un avocat un peu sarcastique et un peu misanthrope et très indépendant. Il / Elle serait vraiment intelligent/e mais du coup il / elle se sentirait plus trop péter.

Heureusement, un jour il rencontre son ex devenue directrice d’hôpital pour animaux / une nouvelle colocataire pleine d’amour / une voisine vraiment pas mal / un groupe de soutien / un groupe d’étude qui lui ouvre un peu l’esprit et même si il / elle fait semblant de le / la / les trouver drôlement naze, il / elle / ils l’aide(nt) vachement à changer de vie.

Heureusement dans la série il y a aussi un chinois maso / un ukrainien obsédé sexuel / un juif obsédé sexuel / un pervers / un prof d’espagnol chinois psychopathe qui font des blagues sinon on aurait vite pu trouver que la série n’est pas très originale.

Animal Practice, ce serait un peu l’oncle Andy de Weeds qui en aurait eu marre de vendre de l’herbe et se faire jeter par Nancy et aurait décidé de devenir vétérinaire. Etant donné que j’aimais bien l’oncle Andy, j’ai bien aimé George (c’est le nom du héros) et son copain simiesque, Dr. Rizzo (que certains reconnaîtront peut-être comme étant le fameux singe Annie’s Boobs de Community ou encore celui de The Hangover). Là où ça se complique, c’est lorsqu’interviennent les personnages secondaires. Une brochette de personnages unidimensionnels qui ne semblent pas avoir été réfléchis plus de dix minutes. Ils remplissent (assez mal) les trous de cette sitcom modèle. Des personnages assez différents du héros pour générer des situations cocasses mais banales qui déclenchent de rares sourires.

Là où une série comme Community se joue de la forme figée de la sitcom et part de personnages stéréotypés (un ancien quaterback, un avocat véreux, une mère de famille afro-américaine…) et les détourne pour nous surprendre, Animal Practice ne semble pour le moment pas prendre cette direction et reste pour le moment très classique.

NBC a eu la bonne idée de lancer Animal Practice à la suite de la cérémonie de fermeture des Jeux Olympiques de Londres 2012 ce qui a rassemblé 12,8 millions de téléspectateurs devant la nouvelle comédie animalière. Mon espoir pour la suite de cette série est qu’elle rassemble tout de même à la production Anthony et Joe Russo, merveilleux réalisateurs d’Arrested Development et Community et producteurs exécutifs de cette dernière.

Rien que pour eux et Annie’s Boobs, je regarderai le prochain.

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